Quelles doses reçoivent les travailleurs ?
Les doses reçues par les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants dans les activités civiles et militaires et ceux exposés à la radioactivité naturelle sont suivies puis transmises à l’ASNR qui établit un bilan annuel et contrôle la radioprotection des travailleurs.
Nombre de travailleurs suivis
265 484 travailleurs bénéficiaient d’une surveillance dosimétrique individuelle en 2025 contre 248 814 en 2024, dont 42 % travaillent dans le domaine médical et 36 % dans le domaine des installations nucléaires de base (INB).
Parmi ces travailleurs, environ 27 000 d’entre eux sont exposés à la radioactivité naturelle, essentiellement des personnels navigants soumis aux rayonnements cosmiques.
Substances radioactives d’origine naturelle (SRON)
Nucléaire « de proximité » (activités médicales, dentaires, vétérinaires, de l’industrie hors INB et de la recherche).
La mesure de l’irradiation externe
Le travailleur porte en toutes circonstances un dosimètre à lecture différée pour la surveillance individuelle de référence et, dans les zones de travail où le risque est plus important, un dosimètre opérationnel à lecture immédiate qui indique la dose reçue en temps réel et peut déclencher une alarme en cas de dépassement d’un seuil prédéfini.
Dose individuelle moyenne par domaine d’activité en 2025 (mSv)
Il existe de fortes disparités entre les différents domaines d’activité. Les personnels navigants de l’aviation civile présentent les doses individuelles moyennes les plus élevées, suivis par les travailleurs du transport de matières radioactives. 90 % des travailleurs exposés ont reçu une dose inférieure à 1 mSv. Peu de travailleurs reçoivent plus de 20 mSv : 11 en 2024 ; 38 en 2025.
La mesure de la contamination interne
Pour les travailleurs susceptibles d’absorber des substances radioactives (par inhalation, ingestion, pénétration cutanée, voire par blessure), la surveillance s’appuie sur des examens anthroporadiométriques (mesure in vivo) et des analyses radiotoxicologiques des urines ou des selles.
Surveillance de routine
La surveillance de routine a pour but principal de vérifier que les travailleurs ne sont pas contaminés dans les conditions normales de travail.
En 2025, sur environ 130 000 examens, 4 % ont révélé une contamination.
Surveillance spéciale
La surveillance de routine est complétée par une surveillance spéciale lorsqu’un événement particulier, avec suspicion de contamination, est suspecté ou détecté.
En 2025, sur environ 14 000 examens, 22 % ont révélé une contamination.



